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Le palmarès complet de l'édition 2009

Les différents jurys ont tranché, voici le palmarès de cette belle édition 2009. Rendez-vous le 25 mars sur Critikat pour un bilan complet du 31e Cinéma du Réel.


Jury international:

- Grand Prix Cinéma du réel: Below Sea Level de Gianfranco Rosi (États-Unis, Italie)

- Prix international de la Scam: Robinsons of Mantsinsaari de Victor Asliuk (Allemagne, Finlande, Pologne)

- Prix du court-métrage: Over Jorden, under Himlen/Above the Ground, Beneath the Sky de Simon Lereng Wilmont (Danemark, Egypte)

- Prix Joris Ivens, attribué à une première œuvre: Chaiqian/Demolition de J.P. Sniadecki (États-Unis)

- Mention spéciale du jury: Los Herederos/Les Héritiers de Eugenio Polgovsky (Mexique)


Jury des jeunes:

- Prix des jeunes – Cinéma du réel: Below Sea Level de Gianfranco Rosi (États-Unis, Italie)

- Mention Spéciale: Xianshi shi guoqu de weilai/Disorder de Weikai Huang (Chine)


Jury des bibliothèques et du patrimoine:

- Prix des bibliothèques: Revolutsioon, mida polnud/The Revolution That Wasn’t de Aljona Polunina (Estonie)

- Mention spéciale: California Company Town de Lee Anne Schmitt (États-Unis)

- Prix patrimoine de l’immatériel: Le Pays à l’envers de Sylvaine Dampierre (France)


Culturesfrance:

- Prix Louis Marcorelles: Ecchymoses de Fleur Albert (France)


Jury RED (Réseau d’échange et d’expérimentation pour la diffusion du cinéma documentaire):

- Prix Red - Vectracom: Revolutsioon, mida polnud/The Revolution That Wasn’t de Aljona Polunina (Estonie)


Comité de sélection du festival:

- Bourse Pierre et Yolande Perrault: California Company Town de Lee Anne Schmitt (États-Unis)

L'Exil et le Royaume de Andreï Schtakleff et Jonathan Le Fourn [Panorama français]

Ce premier long-métrage documentaire de Andreï Schtakleff et Jonathan Le Fourn est un grand acte de résistance contre la politique déshumanisée menée par notre pays, notamment celle de Sarkozy et sa bande. On est ici à Calais – on pourrait être dans un autre lieu -, auprès d’individus, héros magnifiques, qui aident les migrants à survivre et à gagner des territoires qui pourraient les accueillir. Par les paroles lyriques d’un narrateur, qui semble être un ancien résistant, les sans-papiers sortent du statut d’étrangers sans noms et de masses incertaines pour devenir des êtres à part entière ; ils relèvent du mythologique : le métrage leur donne un aspect sacré en les rendant tout simplement humain. Lors d’une séquence touchante, un employé communal sympathique nous explique avec une belle naïveté comment il s’occupe d’enterrer les corps des individus qui ont risqué leur vie pour atteindre d’autres contrés. Les paroles de cet homme, pourraient prêter à sourire par l’aspect absurde des situations qu’il décrit ; elles ne font que renforcer l’horreur d’une réalité inacceptable. Ce qui est fort dans ce documentaire, c’est que les réalisateurs nous montrent les difficultés des travailleurs sociaux, des bénévoles et autres révoltés au grand cœur – le personnage Moustache – qui se battent avec leurs propres moyens afin d’aider des personnes au bord de la rupture. Ils sont fichés, écoutés par la police, mais ils refusent d’adhérer à notre tragique déshumanisation. C’est fort et beau, comme ce narrateur venant faire écouter Le Chant des partisans lors d’une réunion d’ancien combattant. Un véritable acte de résistance contre un patriotisme qui vire à la xénophobie.